Le miellat est un liquide épais et visqueux excrété par des insectes piqueurs suceurs (pucerons, cochenilles, punaises…) qui se nourrissent directement de sève élaborée (celle qui redescend après être passée dans les feuilles et qui contient de l’eau et des sucres synthétisés par la plante lors de la photosynthèse), et rejettent par leur tube anal ce liquide qui, sous forme de gouttelettes, se dépose sur les feuilles, tombe dans le milieu environnant ou est collecté par d’autres insectes (fourmis, abeilles…). Ce liquide, issu des produits de la digestion qui ne sont ni assimilés ni transformés. Cette substance très riche en sucres rend les feuilles de la plante-hôte poisseuses.
On peut lécher cette pellicule sucrée sur les feuilles ou les mettre à tremper dans très peu d’eau pour dissoudre le sucre (qui pourrait être ensuite concentré par ébullition ou qui peut fermenter et donner une boisson légèrement alcoolisée, la frênette ou « cidre de frênes). Cette couche de « miellat » peut être assez épaisse pour s’utiliser directement comme édulcorant dont le goût rappelle un peu le sirop d’orge malté.
Les abeilles mellifères apprécient la « rosée de miel » en complément ou en remplacement du nectar floral traditionnel. Il produit un miel plutôt sombre et moins humide que le miel de nectar, également appelé miellat (miel de sapin, miel de forêt, miel de chêne…).
La récolte de ce type de miel est très aléatoire car de nombreux facteurs (climatiques entre autres) influent sur sa production. En effet, il est nécessaire que la plante, le puceron, et l’abeille puissent bénéficier de bonnes conditions. Cela explique les irrégularités dans les récoltes.
La proportion du miellat dans le miel (dite indice ou indicateur de miellat ou IM) peut être révélée par la présence de spores de champignons, lors des études de « spectre pollinique ».
La composition du miel de miellat est d’environ 16 % d’eau, 38 % de fructose, 27 % de glucose, 3 % de saccharose, 9 % de dextrose, 5 % de mélézitose, 7 % d’acides aminés et de minéraux.